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PBR Teams 2026 : à New York, les records redistribuent les cartes avant Las Vegas

Photo du rédacteur: Cowboy Ricky
Cowboy Ricky
19 oct.
6 min de lecture

Les Missouri Thunder ont conquis le titre de la saison régulière, les Texas Rattlers ont signé l’un des plus hauts scores de l’histoire et 79 montes validées ont marqué le rendez-vous de Belmont Park. Derrière les chiffres du 16 au 18 octobre, une compétition où chaque cavalier engage le destin de son équipe.


Illustration générée par IA.
Illustration générée par IA.

 

Trois jours qui changent la perspective

 

À l’UBS Arena de Belmont Park, dans l’État de New York, la onzième étape de la saison PBR Teams 2026 n’a pas seulement rapproché les équipes de la phase finale. Elle a offert une démonstration rare de régularité sportive. Selon le bilan officiel de Professional Bull Riders (PBR) publié le 18 octobre, les compétiteurs ont totalisé 79 montes validées pendant les trois jours du rendez-vous, un record pour une étape de ce format.

 

La précision importe : il s’agit du nombre de montes réussies pendant un événement PBR Teams de trois jours, et non d’un record universel du rodéo. La discipline consiste à rester huit secondes sur un taureau, sous le contrôle des juges. Dans le championnat par équipes, une performance individuelle n’a de portée collective que si elle contribue au total des cinq cavaliers engagés.

 

Ce week-end a également mis en évidence un paradoxe familier du sport : on peut produire une prestation historique et ne pas encore être champion. Les Missouri Thunder repartent de New York avec la première place de la saison régulière assurée, mais le titre décerné lors des finales de Las Vegas reste à conquérir.

 

 

 

Missouri Thunder : cinq cavaliers, cinq montes, une victoire décisive

 

Le samedi 17 octobre, Missouri a battu les Austin Gamblers 437,65 à 352,25 points. Les cinq cavaliers des Thunder ont tous validé leur monte : Paulo Eduardo Rossetto (88,90), Julio Cesar Marques (88,50), Felipe Furlan (87,95), Macaulie Leather (85,70) et Maverick Smith (86,60). C’était la première rencontre parfaite de l’histoire de cette franchise, selon PBR.

 

Cette réussite collective n’a rien d’une addition automatique. Chaque duel dépend d’un animal différent, d’une trajectoire de huit secondes et d’une décision des juges. Un seul échec peut faire basculer une rencontre. En obtenant cinq scores sur cinq, Missouri a éliminé ce risque au moment le plus important de sa saison.

 

La performance a permis aux Thunder d’assurer une place parmi les trois premiers, synonyme d’exemption du premier tour de la phase finale. Au terme de la journée du dimanche, leur bilan affichait 23 victoires pour neuf défaites, avec le titre de champions de la saison régulière déjà acquis. Ce résultat récompense plusieurs mois de constance, mais ne préjuge pas de la suite : une compétition à élimination ou à confrontations décisives peut redistribuer les positions établies auparavant.

 

 

 

Texas Rattlers : un score encore supérieur

 

La soirée de samedi n’a pourtant pas appartenu à Missouri sur tous les plans. Les Texas Rattlers ont eux aussi réussi cinq montes sur cinq et battu les Nashville Stampede en cumulant 443,95 points. D’après le compte rendu officiel de PBR, ce total constitue le deuxième meilleur score collectif de l’histoire de la ligue, devant les 437,65 points inscrits par Missouri le même soir, qui représentent le troisième meilleur total.

 

Le résultat des Rattlers est particulièrement révélateur du format. Une équipe peut être moins bien classée sur l’ensemble de la saison et, pendant une rencontre, atteindre un niveau de réussite exceptionnel. Josh Frost, Daniel Keeping, Brady Fielder, João Ricardo Vieira et Qynn Andersen ont chacun apporté leur score à cette rencontre parfaite.

 

Deux Australiens figurent parmi eux : Brady Fielder, crédité de 91,85 points, et Qynn Andersen, auteur de 86 points. Le Brésilien João Ricardo Vieira a ajouté 89,15 points. Ces noms rappellent que le bull riding professionnel américain s’appuie depuis longtemps sur un vivier international. L’identité d’une équipe est locale ; ses talents, eux, traversent les frontières.

 

 

 

Une discipline individuelle devenue affaire de stratégie

 

Le bull riding reste, à l’instant de l’ouverture de la chute, un face-à-face entre un cavalier et un taureau. Pourtant, le championnat PBR Teams modifie profondément ce qui entoure ces huit secondes. Les équipes présentent cinq cavaliers et doivent construire une série de résultats, pas seulement attendre l’exploit d’une vedette.

 

L’ordre des passages, la disponibilité des sportifs, la gestion de la fatigue et les décisions de composition prennent une importance particulière. Une monte réussie au début d’une rencontre peut mettre la pression sur l’adversaire ; une dernière réussite peut renverser le total. Ce mécanisme donne aux spectateurs une lecture différente du sport : la performance ne se juge plus uniquement à l’échelle d’un athlète ou d’un classement individuel.

 

Il faut toutefois éviter de réduire cette évolution à une simple opération de spectacle. Les montes restent évaluées selon les règles sportives de la discipline, avec la même exigence de technique, de synchronisation et de résistance. Le format par équipes change la narration et la stratégie, pas la difficulté du défi.

 

 

 

Un record de 79 montes et une soirée à 29 réussites

 

Le samedi 17 octobre, les cavaliers ont réussi 29 montes sur 50 tentatives dans les rencontres de la soirée, soit 58 % de réussite. PBR présente ce résultat comme le plus grand nombre de montes validées en une seule journée de PBR Teams. Le cumul des trois jours a ensuite atteint 79, nouveau record pour une étape de trois jours.

 

Ces chiffres ne signifient pas que toutes les rencontres furent équilibrées ni que chaque équipe a progressé de la même manière. Ils signalent plutôt une densité inhabituelle de performances réussies sur l’ensemble du programme. Pour les organisateurs, les entraîneurs et les équipes, une telle concentration constitue un point de comparaison intéressant, sans suffire à prédire les résultats des finales.

 

Le dimanche a d’ailleurs rappelé que la hiérarchie demeure mouvante : les Florida Freedom ont battu les Missouri Thunder, tandis que les New York Mavericks ont terminé leur événement à domicile par une victoire contre les Texas Rattlers. Même après une soirée historique, les équipes doivent se remettre au travail.

 

 

 

Les places d’honneur se disputent encore

 

Si Missouri est certain de terminer premier de la saison régulière, la lutte derrière lui reste ouverte. Après Belmont Park, les Austin Gamblers et les Carolina Cowboys possèdent chacun 19 victoires et 13 défaites, devant les Nashville Stampede (18-14). Les Texas Rattlers (16-16) demeurent eux aussi concernés par la bataille des places offrant une exemption du premier tour.

 

PBR indique que les trois premières équipes du classement de saison régulière bénéficieront de cet avantage à Las Vegas. Missouri a déjà obtenu l’une de ces places ; les deux autres ne sont pas encore attribuées à l’issue du rendez-vous new-yorkais. La dernière étape de saison régulière est prévue à Kansas City, du 23 au 25 octobre, avant le PBR Teams Championship du 6 au 8 novembre au T-Mobile Arena de Las Vegas.

 

Ce calendrier donne un relief supplémentaire au week-end de New York. Les scores records constituent des faits marquants, mais ils ne dispensent personne de performer à nouveau. Les équipes encore en course pour les meilleures positions devront gérer l’urgence de la dernière étape, tandis que Missouri devra transformer son avantage de classement en efficacité lors des finales.

 

 

 

Des États-Unis au Brésil et à l’Australie : un sport sans frontières

 

La composition des formations illustre une caractéristique essentielle du bull riding moderne. Dans la rencontre parfaite de Missouri, trois cavaliers sont originaires du Brésil, un d’Australie et un des États-Unis. Chez Texas, le groupe victorieux mêle également des sportifs américains, brésiliens et australiens.

 

Cette diversité ne doit pas être traitée comme un simple argument promotionnel. Elle reflète des circuits d’entraînement, des traditions sportives et des trajectoires professionnelles différentes qui convergent dans une même compétition. Elle rappelle aussi que les cultures équestres et de rodéo ne s’arrêtent pas aux frontières nord-américaines, même lorsque les équipes portent les noms de villes ou d’États américains.

 

Le Canada occupe une place importante dans l’écosystème du rodéo nord-américain, mais il serait artificiel de lui attribuer ici un rôle spécifique dans ces rencontres sans résultat vérifié à l’appui. La dimension internationale attestée par les feuilles de résultats de Belmont Park concerne surtout les États-Unis, le Brésil et l’Australie.

 

 

 

Le vrai rendez-vous reste Las Vegas

 

Le week-end de Belmont Park restera associé à une première pour Missouri, à un total remarquable pour Texas et à une série de montes réussies sans précédent dans ce format. Mais son intérêt dépasse les statistiques. Il montre qu’une compétition par équipes peut créer une tension collective tout en conservant la dimension individuelle, risquée et exigeante, du bull riding.

 

À ce stade, il existe deux vérités qu’il ne faut pas confondre : Missouri est champion de la saison régulière 2026 ; le champion PBR Teams 2026 sera déterminé à Las Vegas en novembre. Entre les deux, Kansas City doit encore départager plusieurs prétendants aux meilleures positions de départ.

 

C’est peut-être là la meilleure lecture de ce week-end new-yorkais : les records construisent une histoire, mais ils n’écrivent pas à l’avance son dernier chapitre.

 

 

 

 

 

Sources

 

• PBR, bilan officiel de Maverick Days, 18 octobre 2026 : https://www.pbr.com/news/2026/10/new-york-mavericks-finish-maverick-days-homestand-2-1-with-close-win-over-texas-rattlers/

 

• PBR, résultats détaillés de la soirée du 17 octobre 2026 : https://www.pbr.com/news/2026/10/no-1-missouri-thunder-clinch-first-round-bye-with-perfect-game-win-over-austin-gamblers/

 

• PBR, classement des équipes 2026 (page évolutive, consultée le 19 octobre) : https://www.pbr.com/teams/standings

 

• PBR, calendrier officiel des événements : https://pbr.com/results

 

Illustration : aucune image intégrée. Les droits de toute photographie devront être vérifiés avant publication.

 

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